Claude DURAND (1801-1895)

 

wpa2a0bff9 05 06Fils d’un scieur de long venu chercher fortune à Mauzé, Claude Durand apprend la tonnellerie, le travail des chais, la distillation. Devenu propriétaire vigneron par héritage, il s’engage à fond dans la politique révolutionnaire. C’est à cette époque, comme beaucoup de ses compatriotes, qu’il " s’essaye à la rime " et compose en 1848 le chant des vignerons, chant révolutionnaire qui devient sa profession de foi.

Sous la révolution de 1848, Mauzé est surnommée " la ville rouge " et devant une telle agitation politique, le Commissaire du Gouvernement dissout la municipalité dont Claude Durand était le maire du 1er mars 1848 au … 10 avril de la même année !

Inquiété en décembre 1851, car cette chanson subversive a franchi les limites de l’Aunis, il s’exile à Jersey, devenant le compagnon d’un autre proscrit célèbre : Victor Hugo.

Il revint à Mauzé en 1856 où il écrivit plusieurs poèmes et chants populaires malgré une surveillance discrète mais attentive.

Devenu le " Père Durand " et entouré du respect des mauzéens, le doyen des chansonniers reçut d’innombrables lettres de félicitations, restant jusqu’à sa mort, fidèle à ses convictions républicaines et sociales.

Il composa l’épitaphe de sa femme, puis plus tard la sienne.

En réglant ainsi les formalités de ses obsèques disparut le célèbre " chanteur populaire populeux ".

 

 

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